dimanche 6 juin 2010

Alcooliques anonymes: sobres depuis 75 ans

Alcooliques anonymes: sobres depuis 75 ans

La maison de naissance de Bill Wilson, l'un des fondateurs des Alcooliques anonymes, à East Dorset au Vermont, a été transformée en destination de pélerinage pour certains membres du groupe. Une des salles de la maison sert d'ailleurs de salle de conférence pour différentes réunions du mouvement.

Publié le 05 juin 2010 à 09h38
Mis à jour le 05 juin 2010 à 09h43
par: Mathieu Perreault

La Presse

Au début du mois de juillet, 40 000 membres des Alcooliques anonymes célébreront les 75 ans de leur organisme à San Antonio, au Texas. L'anniversaire tombe officiellement le 10 juin, jour où le fondateur, Bob Smith, un médecin, s'est juré de ne plus jamais boire.

«On célèbre l'anniversaire tous les cinq ans par un congrès», explique Robert, ancien dirigeant de l'organisme pour la région de Montréal, qui est abstinent depuis 25 ans. «C'est l'occasion de faire des réunions dans plusieurs langues. Près d'une centaine de pays seront représentés. Les cérémonies seront même diffusées par internet.» Le dernier congrès, en 2005, a eu lieu à Toronto.

Selon une psychologue américaine, la combinaison de l'anonymat, de la gratuité et de l'uniformité est ce qui explique le succès des AA, qui comptent 2 millions de membres dans le monde, dont 94 000 au Canada. «Le secret médical a toujours été au coeur des traitements médicaux», explique Alexandre Laudet, directrice du centre de recherche sur la rémission de l'Institut de recherche, d'éducation et de formation sur les dépendances à Pittsburgh, qui a publié plusieurs études sur les AA. «Mais tout le monde n'a pas nécessairement les moyens de se payer un traitement de sevrage, surtout quand il faut un suivi à long terme. Et ce suivi à long terme est favorisé par des réunions fréquentes et identiques dans la plupart des grandes villes. C'est un peu le même principe que la messe: on retrouve la même communauté partout où on va.»

Le mouvement tire ses racines dans le renouveau évangélique américain et dans un mouvement chrétien élitiste européen des années 20 et 30, le groupe d'Oxford. «Mais aujourd'hui, il n'y a pas de référence à une religion en particulier, dit Mme Laudet. La spiritualité irrite plusieurs personnes qui ne sont pas membres ou qui ont essayé de l'être sans y trouver leur compte, mais c'est vraiment un déisme général, la croyance en un être suprême.»

Les études médicales sur l'efficacité de cette approche ne sont pas unanimes. Certaines ont montré que le taux de persévérance des membres est très faible, parfois seulement 5%, alors que d'autres ont décelé des effets positifs même pour une courte fréquentation, notamment chez les adolescents. «Il est difficile de recruter une cohorte dans une clientèle anonyme», note Mme Laudet.

Les critiques des universitaires sont parfois sévères. Un psychologue britannique a publié en 2000 Resisting the 12 Steps Coercion, en référence au programme en 12 étapes des AA. Et un sociologue de l'UQAM, Amnon Jacob Suissa, a publié l'an dernier Le monde des AA, dans lequel il critique l'acceptation aveugle de l'approche AA, notamment par le monde judiciaire. M. Suissa estime en outre que la médicalisation de l'alcoolisme déresponsabilise les patients.

«Nous ne sommes pas médecins, réplique Robert, des AA. Nous proposons simplement une approche qui fonctionne pour certaines personnes. Pour ce qui est du monde judiciaire, nous ne demandons rien à personne. Ce sont les juges qui envoient les accusés assister aux réunions des AA.»

Le problème, selon Mme Laudet, est que l'approche AA est généralement la seule à laquelle on ait accès. «Mais certains États commencent à interdire que l'on dirige les gens vers les AA, pour respecter la séparation entre l'Église et l'État. Un détenu dans l'État de New York a réussi, pour cette raison, à faire casser un jugement qui l'obligeait à fréquenter les AA.»

De leur côté, les AA se concentrent sur leur 75e anniversaire, dont la date exacte n'est pas claire. Selon les calculs d'un historien américain membre des AA, Mitchell K., le fondateur, le Dr Bob, aurait pris son dernier verre le 17 juin, parce que le congrès de l'Association médicale américaine où le Dr Bob est allé avant de prendre sa dernière cuite en 1935 s'est déroulé plus tard que dans la version officielle des AA.


AA et NA

(Caractéristiques des membres des Alcooliques anonymes et de Narcotiques anonymes aux États-Unis)

AA NA

Âge moyen: 48 ans 39 ans

Hommes: 65% 55%

Retraités: 14% 3%

Chômeurs: 12% 7%

SOURCE: Recent Development in Alcoholism, 2008

mercredi 26 mai 2010

Quand l’alcoolisme me tua

Quand l’alcoolisme me tua




Ah l’alcoolisme ca change une personne, quand je buvais je me sentais invincible, plus rien me dérangeais, je me sentais bien. Mais ce n’étais pas le vrai moi, moi je me sentais bien mais mes amis eux ne se entais pas très bien. Et ma famille aussi.

C’est quand j’ai arrêté de boire que je m’en suis aperçu. Ma mère m’a dit que c’était le plus beau cadeau je pouvais lui faire, mes meilleurs amis étaient soulagés. Moi qui pensais que je ne dérangeais personne sauf moi avec mes maux de tête et le feeling de me sentir toute croche le lendemain.

Je faisais des gaffes ah oui j’en faisais je me sentais coupable le lendemain, je me demandais qu’est-ce que j’avais fait ou dit? Je m’en souvenais vaguement ou plus du tout. Comment j’avais fait pour entrer chez moi cette fois? Pourquoi j’étais dans une cellule au poste de police? Qu’est-ce que je faisais dans ce parc à la petite heure du matin? Pourquoi étais-je rendu sur l’aile psychiatrique de mon hôpital sans possibilité d’en sortir? Ou pourquoi étais-je attacher sur un lit bras et pieds?

Ah l’alcoolisme ca rend une vie palpitante parce qu’on peut bien dire, c’est une maladie grave mais le seul fait de l’admettre ne m’a pas aidé à arrêter de boire. Déjà à l’âge de 22 ans j’écrivais que j’étais alcoolique dans mon journal.

Je le savais mais je ne savais pas comment m’en sortir, comment faire pour ne pas boire c’était impossible pour moi à l’époque…

J’ai bien essayé par ma propre force ca marché au début, mais un moment donné le temps efface la bonne volonté et je retombais. Je suis retombé même si j’étais bien sincère, moi mon abstinence présente je l’a doit aux alcooliques anonymes, avec eux je me souviens de mon passé, j’ai la force du groupe, je me sens moins seul dans mon mode de vie : Abstinence d’alcool.

L’alcoolisme me tua pour renaitre comme une meilleure personne…

Mouze Alcoolique

vendredi 21 mai 2010

L'OMS s'attaque au fléau de l'alcool chez les jeunes




De Alexandra TROUBNIKOFF (AFP)


GENÈVE — L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est parvenue jeudi après des années de tergiversations à adopter une stratégie visant l'usage abusif de l'alcool, devenu un fléau parmi les jeunes, en s'attaquant notamment au grand marché de la publicité.
"C'est une réalisation de taille, une véritable percée", s'est félicité le secrétariat de l'OMS après le vote unanime des 193 Etats membres de l'organisation réunis en Assemblée pour la semaine.
De fait, il y a deux ans, le sujet avait déjà été mis sur la table des discussions de l'Assemblée, donnant lieu à de vifs, mais vains, débats.

Les ONG avaient alors dénoncé les pressions des multinationales du secteur redoutant les conséquences d'un document qui, un peu sur le modèle de la lutte contre le tabac, propose de s'attaquer de front à la commercialisation de l'alcool et à la publicité le concernant.

Cette fois, selon les experts, la prise de conscience des conséquences socio-économiques d'un fléau qui a fait en 2004 près de 2,5 millions de morts, a permis un consensus des Etats membres.

La propagation de la consommation d'alcool parmi les jeunes, qui a entraîné la mort de 320.000 d'entre eux âgés de 15 à 29 ans en 2004, à l'heure où beuveries et autres apéro-parties se multiplient, a également joué un rôle dans l'adoption du document.

"Les beuveries se sont aggravées chez les jeunes. Nous ne pouvons pas nous permettre de retarder encore notre intervention", a insisté le représentant de l'Afrique du Sud, tandis que le délégué du Surinam a remarqué que l'âge moyen d'accès à l'alcool dans son pays était de 12 ans, mais que certains commençaient même dès 10 ans.

L'OMS propose ainsi une série de mesures, allant d'un renforcement des lois pour réduire le phénomène de l'alcool au volant avec des sanctions efficaces, à la lutte contre la fabrication illicite de boissons alcoolisées, en passant par la régulation de la vente de ces produits.

Elle suggère en outre de s'attaquer à deux autres points sensibles : les prix et la publicité.

Concernant la publicité, l'agence onusienne remarque qu'elle s'avère particulièrement pernicieuse pour les jeunes car elle utilise les nouveaux supports tels que les courriels, SMS et forums sociaux sur internet.

Le marketing publicitaire fait également "appel à des techniques publicitaires et promotionnelles de plus en plus élaborées, notamment à des stratégies qui associent les marques d'alcool à des activités sportives ou culturelles...", remarque l'organisation.
Face au problème, elle voudrait que soient renforcées les réglementations sur "le contenu et le volume du marketing" dans "certains ou tous" les médias. Elle va jusqu'à proposer l'interdiction de "la promotion d'alcool en rapport avec des activités qui visent les jeunes".

A propos des prix, l'OMS dit avoir des "preuves" selon lesquelles les "augmenter" provoque "globalement une baisse de la consommation", a expliqué un de ses experts au cours d'un point de presse.
Il suggère ainsi d'instaurer des taxes spécifiques, assorties d'un système de répression efficace", ou encore d'"interdire ou limiter les promotions directes ou indirectes sur les prix".
Alors que les ONG ont salué ces mesures, les industriels devraient les accueillir avec moins d'enthousiasme, à l'instar du brasseur britannique SABMiller.

Ce dernier a mis en doute dans un communiqué l'efficacité pour la santé des "politiques de prix minimum et d'accises élevées", soulignant que la moitié de la consommation d'alcool dans le monde passe par le marché noir.

Reste que le document est non contraignant et que sa mise en oeuvre ne sera pas simple dans les pays les plus pauvres, reconnaît l'expert de l'OMS Shekhar Saxena. "Ce n'est qu'un début".

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

source: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iwqQZmJ8BLtT7d5TwFQa6NoirssA

jeudi 20 mai 2010

Au sujet du film Le dernier pour la route

J'ai loué ce film cette fin de semaine Le dernier pour la route de Philippe Godeau.  J'attendais sa venue en vidéo car je n'avais pas eu le temps de le voir au cinéma, j'étais impatient car les critiques que j'avais lu sur l'internet semblaient trouver ce film fantastique.

Vous voulez savoir, j'ai été déçu. Moi en tant qu'alcoolique j'aurais aimé croire a ce film, mais je trouve que le jeu des acteurs n'était pas assez convaincant, ça sonnait faux.  Le coté éducatif m'énervait aussi on dirait que c'est un documentaire sur l'alcoolisme déguisé en film.  J'aurais aimé y croire plus mais je ne me suis pas retrouvé tellement dans ce film.  Ce genre de centre de thérapie pour des gens parvenue ça ne me touche pas beaucoup.

C'est certain que le sujet est bien traité et je remercie le réalisateur et l'auteur pour toutes les informations sur les alcooliques anonymes. Puis la petite fille qu'ils ont rajouté dans le scénario je m'excuses mais c'est un prétexte pour rendre un scénario plat intéressant je trouve.

J'aimerais avoir vos avis sur ce film est ce que je suis le seul à ne pas avoir trouvé le film bon?  Peut-être je ne suis pas dans mon assiette...

Mouze Alcoolique

samedi 8 mai 2010

Champix, médicament d'aide au sevrage du tabac, serait aussi anti-alcool

PsychoMédia


Le médicament Champix (ou Chantix, varénicline), prescrit pour aider à arrêter de fumer, réduit aussi le goût pour l'alcool, selon une étude parue dans la revue Biological Psychiatry.

Des personnes ayant des problèmes d'alcool qui prenaient le Champix rapportaient ressentir moins d'envie d'en prendre et se sentir moins intoxiquées quand elles en prenaient. Elles étaient aussi plus susceptibles de demeurer abstinentes (80% d'entre elles) lorsqu'elles se faisaient offrir de l'alcool dans une situation expérimentale que celles qui avaient reçu un placebo (produit inactif) plutôt que le médicament (30%).

Elles ne ressentaient pas d'effets secondaires indésirables lorsqu'elles combinaient la varénicline avec l'alcool (dans les doses étudiées). Combiné à de faibles doses d'alcool, le médicament ne changeait pas la pression sanguine et le rythme cardiaque et ne semblait pas induire de nausées ou d'étourdissements.

"Nous prévoyons que les résultats de cette recherche préliminaire amèneront des essais cliniques du Champix comme traitement pour les troubles d'abus d'alcool et comme traitement pour traiter à la fois les troubles liés à l'alcool et à la nicotine", dit Sherry McKee, de l'Université Yale, principale auteure de cette étude.

Les fumeurs sont plus susceptibles de consommer de l'alcool et d'en consommer en plus grandes quantités. Ils sont 4 fois plus susceptibles de rencontrer les critères diagnostiques des troubles d'abus d'alcool ou de dépendance à l'alcool (alcoolisme). Par ailleurs, les maladies liées au tabac sont les principales causes de décès chez les personnes alcooliques.

Les résultats suggèrent que la varénicline a le potentiel d'être au moins aussi efficace pour réduire la consommation d'alcool que la naltrexone (commercialisé sous les noms de Nalorex, ReVia et autres), commente la chercheuse. À la différence de la naltrexone, la varénicline n'est pas métabolisée par le foie et peut ainsi être sécuritaire pour les personnes dont la fonction hépatique est endommagée (une conséquence fréquente d'un abus important d'alcool).

http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=6675

Psychomédia avec source:
Science Daily

mardi 4 mai 2010

L’alcoolisme expliqué par la génétique ?


Et si l’addiction à l’alcool trouvait son origine… dans nos gènes ? C’est en tout cas l’hypothèse avancée par des chercheurs allemands, qui ont travaillé sur la ghréline.
Cette hormone-clé on le sait, est impliquée dans la régulation du comportement alimentaire. Surprise, elle pourrait aussi être derrière la dépendance à l’alcool. Le conditionnel est évidemment de rigueur.

L’équipe du Pr Rainer Spanagel de l’Institut central de Santé mentale (Mannheim, dans le sud de l’Allemagne) s’est intéressée au matériel génétique de 417 adultes. La moitié souffrait d’alcoolisme. Les autres, tous abstinents, ont constitué le groupe contrôle.

« Une variation du gène codant le récepteur GHS-R1A de la ghréline a été mise au jour chez nombre de grands buveurs d’alcool » concluent les auteurs. Mais il ne s’agit là que d’une observation, qu’aucune preuve scientifique ne vient étayer. De là à affirmer que l’addiction serait inscrite dans notre carte génétique, il y a un pas… que les auteurs ne se retiennent pas vraiment de franchir. « Du fait de la fonction même de la ghréline dans la stimulation de l’appétit, nous pensons qu’une modification génétique de son récepteur pourrait bien être à l’origine de différents comportements addictifs. Envers l’alimentation donc, mais également en relation avec la consommation d’alcool ».


Source : Alcoolism : Clinical and Experimental Research, 23 septembre 2008
http://www.destinationsante.com/L-alcoolisme-explique-par-la-genetique.html




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samedi 1 mai 2010

Demain un nouveau jour sans alcool... et sans alcomètre

Demain je vais rechercher mon permis de conduire, c’est enfin terminer! Lundi je ferai désinstaller mon détecteur d’alcool dans ma voiture. Quand ça m’est arrivé je pensais jamais me sortir de ce bourbier, mais comme tout s’arrange avec le temps et beaucoup de travail sur moi-même…

Il faut que je continue d’aller à mes réunions AA. J’ai peur de retomber ces temps ci. De ne plus voir l’importance de ne pas boire. Je suis humain, je ne veux pas passer à côté de ma vie.
Il faut que je me parle, très difficile de relativiser les choses de la bonne manière et de se voir soi même, je suis désolé tellement désolé pour tout le mal que j’ai fait. Je me sens coupable d’avoir exister.
Quel soulagement, je reviens de chez ma mère, beaucoup de période de réflexion… Beaucoup de sommeil… Beaucoup de rêve…

Je suis relié à ma mère d’une certaine de manière. Je sais qu’il ne faut pas que je parle des autres mais c’est difficile parfois. Ma mère se suicide avec la nourriture. C’est sa façon qu’elle a de se soulager de sa vie, comme moi c’était de boire ou de me rouvrir des plaies, de jouer à des jeux d’argent excessivement, ou de me masturber convulsivement ou même de compter sans cesse les mêmes carreaux pour trouver la symétrie plus jeune. Tout cela pour me sentir vivant et combattre l’angoisse de ma propre mort.
S’il y a une chose que je ne supporte pas c’est l’idée de ma mort et celle des personnes que j’aime.

Je me refais une vie maintenant, je n’ai à vrai dire plus de travail, il me reste deux mois mais seulement un mois de véritable de production.

J’ai la chance de redevenir moi-même… J’aime écrire mes réflexions je vous écris sur la musique de Rufus Wainright.

Je supporte mal l’idée d’être abandonné, que ce sois instantanément, je déteste les ruptures. Je me sens jaloux pour des riens. J’ai peur d’aimer. Mais en même temps j’aimerais aimer quelqu’un.
Je suis blessé,

À ceux qui me lise merci, comme vous pouvez le constater je suis en réflexion, je suis triste, j’ai mal à l’âme… mais ca passera parce que j’ai décidé de vivre pour le meilleur et le pire.

Je ne supporte plus rien de problème quand je suis rentré ce soir de mon voyage de chez ma mère la batterie de ma voiture était à plat, et je deviens automatiquement angoisser. Je n’en peux plus de tout ca. J’ai eu mon lot de torture, que la SAAQ le sache bien vous avez accomplie votre mission. Je suis traumatiser avec tout ce qui touche les problèmes liés a ma voiture en rapport avec mon alcomètre. Ca rentre tranquillement c’est une pseudo liberté, mais comme un clou ca pénètre doucement jusque dans le centre de la moelle épinière.

J’ai décidé d’accepter toutes les conséquences de mes gestes passées voilà ou j’en suis. Ma lucidité est là faut que je sache comment vivre avec maintenant.

Est-ce que le bonheur est une utopie pour les biens pensant… Je n’en sais rien…
Pour l’heure je dois dormir pour rêver ma vie celles que je n’aurai peut-être jamais. Ou celle que j’ai déjà que je ne vois pas…

Bonne nuit à tous, internaute de mon cœur, je vous adore,

Mouze Alcoolique

dimanche 28 février 2010

Résilience expliqué par un psychiatre

Je trouve intéressante cette explication sur la résilience pour nous alcoolique qui trouvons la force aujourd'hui de ne pas prendre notre premier verre. Je voulais seulement vous le partager, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires sur vos expériences personnelles de résiliences.

Pour ma part quand j'étais jeune je m'étais créer un monde imaginaire d'ou j'étais bien.  Je parlais très peu.  Mais celà m'a permis de survivre à mon enfance. 

Je sais aujourd'hui que je n'ai pas eu une enfance si traumatisante en terme absolu mais j'étais tellement sensible qu'une petite chose en apparence pour un autre enfant me traumatisait dans mon cas.

A+

Mouze je suis alcoolique

Voici le texte:



Qu’est ce que la résilience?

Source: Michel Lemay M.D. Psychiatre, Hôpital Ste-Justine.Équilibre en Tête, Vol.14, No.4
Lien: http://resilience-autofiction.over-blog.fr/ext/http://www.acsm-ca.qc.ca/virage/dossiers/la-resilience.html




Le terme de résilience est utilisé dans le domaine de la physique pour traduire la résistance de matériaux à la pression. On dira ainsi que la coque d’un sous-marin est résiliente lorsqu’elle se révèle capable de supporter des pressions considérables lors de ses plongées et lorsqu’elle reprend sa forme primitive. On le retrouve également dans la langue anglaise «resiliency» pour décrire la capacité de réussir de manière acceptable pour la société en dépit d’un stress qui comporte normalement le risque grave d’une issue négative. La résilience sera définie ici comme la capacité pour un sujet confronté à des stress importants au cours de son existence de mettre en jeu des mécanismes adaptatifs lui permettant non seulement de «tenir le coup» mais de rebondir en tirant un certain profit d’un tel affrontement.



La mise en évidence de tels phénomènes de résilience ne veut évidemment pas dire que la souffrance de la personne soit minimisée. Tout doit être fait sur le plan préventif pour empêcher que des événements pathogènes puissent survenir. Par exemple, un abandon pour un enfant, une situation de négligence, des abus sont toujours traumatiques. Il faut cependant constater que les répercussions de telles difficultés sont très différentes selon chaque individu. Certains sujets sont profondément atteints et souffrent de séquelles presque définitives. D’autres trouvent en eux-mêmes et dans leur environnement les forces nécessaires non seulement pour résister au stress, mais pour développer à partir d’eux de nouvelles capacités adaptatives. La résilience ne doit pas non plus être considérée comme une qualité appartenant à une espèce particulière de surhommes. Elle est variable dans le temps. Elle peut exister à un moment donné de la vie et ne plus surgir à une autre période. Elle peut être trompeuse dans le sens que la personne semble être sortie indemme des événements pathogènes puis se met à présenter bien des années plus tard une fragilité particulière. En dépit de ces réserves, il est intéressant d’étudier les processus résilients mis en place, car ils permettent de mieux comprendre certaines formes d’ajustement apparemment inexplicables et donnent des pistes d’interventions pour favoriser la formation de tels mécanismes lorsqu’Ils ne surgissent pas spontanément.



La résilience

Le concept de résilience a déjà été abordé dans les décennies antérieures. On a parlé ainsi d’invulnérabilité. Pour expliquer autant les fragilités que les aptitudes à résister aux conditions défectueuses de l’existence, on a utilisé les termes de constitution, de terrain, d’équipement, en voulant ainsi montrer que selon les périodes, les âges, les contextes, les organisations de la personnalité, chacun de nous possédait ou ne possédait pas à un moment donné les capacités de faire face positivement aux aléas de son développement. La reprise récente de cette idée a permis de mieux cerner le phénomène en observant avec plus de précision les processus adaptatifs et défensifs mis en jeu.



Parmi ceux-ci, il faut distinguer les forces construites par le sujet lui-même et celles qu’il peut tirer de son environnement.



Les forces bâties par la personne peuvent se regrouper en plusieurs secteurs.



Devant les agressions subies, on voit apparaître chez certains sujets des manifestations qui sont essentiellement corporelles. Le sujet se réfugie momentanément dans la maladie et grâce aux soins que cette affection entraîne, il construit une sorte de cocon protecteur lui permettant de se mettre dans une position d’attente. Par la résurgence d’un symptôme à première vue gênant, il forme une sorte d’abcès de fixation qui l’autorise à déposer son trop plein d’angoisse impossible à gérer. Par l’agitation en elle-même désordonnée, il lutte contre les éléments dépressifs et parvient à les maîtriser. Au bout d’un certain temps, ses comportements se régularisent et s’intègrent de façon plus harmonieuse à la manière d’être et de faire du sujet qui, par exemple, devient plus attentif aux malaises des autres, module son instabilité en orientant ce dynamisme d’abord anarchique vers des tâches socialisées...



Une autre des manières de lutter contre les situations traumatiques est de se forger un monde imaginaire qui permet d’échapper aux dures réalités de la vie. L’enfant utilise spontanément cette façon de faire dans le déroulement de ses jeux. Il peut ainsi se bâtir des peurs à première vue terrifiantes, mais, comme il peut les doser au cours de ses réalisations ludiques, en répéter l’émergence puis le contrôle, les partager avec ses pairs, il parvient à gérer son anxiété par la création d’un tel espace psychique. Par la suite, il associe certains thèmes pour en faire des scénarios qui enrichissent la palette de ses évocations. Bien des romanciers, des artistes, des compositeurs sont conscients qu’une partie de leur richesse littéraire, musicale ou graphique a pris ses racines dans un tel processus. Cette fuite dans l’imaginaire peut déboucher momentanément sur des phases de coupures inquiétantes, sur des périodes de fugues inadéquates, sur l’élaboration de fantasmes de parents idéaux qui interdisent temporairement de s’attacher aux personnes de son entourage, mais, en fin de compte, les mécanismes qui pouvaient apparaître paralysants, et qui l’étaient effectivement pendant un certain temps, ont contribué à permettre l’affrontement à des difficultés apparemment insurmontables, tout en créant une zone privilégiée d’expression secondaire.



D’autres phénomènes adaptatifs vont dans le sens d’une prise de distance par rapport à l’événement pathogène. On le relativise en niant les émotions soulevées, ce qui est parfois dangereux pour l’équilibre personnel, mais ce qui permet aussi de «tiédir» l’ardeur de celles-ci afin de métaboliser secondairement. On axe son attention sur quelques détails en s’isolant ainsi du contexte. Bien des personnes confinées dans une cellule savent qu’elles doivent leur salut psychique à des mécanismes d’obsessionnalisation qui les amenaient à rabâcher un thème ou à canaliser toute leur énergie sur l’analyse d’une craquelure du mur ou sur l’attente de l’arrivée régulière d’un insecte. On se centre sur une évocation, ce qui permet de faire le vide autour de soi...



Si le sujet lui-même peut se créer des «systèmes de survie» qui deviennent par la suite des paramètres utilisés pour son évolution personnelle, il peut bien sûr s’appuyer sur l’environnement actuel ou sur des souvenirs de son environnement antérieur pour «tenir le coup». Plus un être humain a pu connaître un creuset familial dans lequel il s’est attaché à des personnes significatives, plus il peut s’appuyer sur les images de ces personnes, même si celles-ci sont disparues depuis longtemps, lorsqu’il se trouve, par exemple, dans une situation de solitude ou d’abandon. Plus il a pu rencontrer à un moment donné de son existence un partenaire empathique, respectueux de sa personnalité, capable de croire en son évolution positive, plus il devient capable de supporter une injustice puisqu’il garde au fond de lui la croyance inébranlable qu’un autre de ses semblables a su le voir comme un sujet à part entière, digne d’estime. Sur ce plan, la mise en évidence des mécanismes de résilience montre la responsabilité des intervenants vis-à-vis des personnes en difficultés. Il faut certes poser un diagnostic, puis édifier des interventions thérapeutiques cohérentes, mais si la démarche consiste à cataloguer un sujet et d’en faire un être étrange et étranger, elle devient mortifière puisqu’elle ne croit plus en la capacité créatrice d’un sujet et ne le place plus dans le statut d’un acteur de son devenir.



La résilience n’est donc pas une sorte de vision utopique ou éthérée des personnes cotoyées.



Elle est d’abord une constatation: on peut se sortir de situations apparamment désespérées.



Elle est mise en garde: toutes les théories sur les aléas du développement de l’être humain ne peuvent pas expliquer sur un plan singulier l’aventure de chacun. Il demeure une part d’imprévisible, d’indicible qui dépasse nos connaissances.



Elle est un message d’espoir: le symptôme, au moment où il apparaît est bien lourd à porter. Il peut enfermer le sujet dans les rets morbides d’une maladie mentale. Il est parfois un mouvement gênant mais fécond dans une évolution et il faut alors savoir l’accompagner sans vouloir le supprimer.



Elle est un rappel de nos forces et de nos limites: autant il ne faut pas minimiser les effets pathogènes de maintes situations qui se prolongent, autant il faut savoir reconnaître avec humilité que nos anticipations, telles que plan d’intervention, pronostic sont des hypothèses destinées à savoir reconnaître les obstacles et non des certitudes.



Elle est porteuse d’un dynamisme. Celui qui souffre, celui qui lutte, celui qui semble sombrer à un moment donné de son existence est à écouter dans sa propre démarche pour que celle-ci, reconnue, génère de nouvelles pistes d’action.



Elle est une affirmation: sans nier l’importance de nos interventions thérapeutiques, c’est dans le sujet lui-même qu’il faut d’abord rechercher les signes annonciateurs de la guérison.



Elle transmet un message paradoxal: on ne peut pas toujours faire l’économie de la souffrance pour étayer sa créativité et c’est parfois après une telle démarche souffrante qu’on peut actualiser des forces demeurées jusqu’alors latentes et inconnues.

samedi 13 février 2010

Emission de Christiane Charette à savoir si l alcoolisme est une maladie avec Amnon Jacob Suissa et deux membres AA

Amnon Jacob Suissa s'est penché sur l'oeuvre de l'association des Alcooliques Anonymes. Le professeur à l'École de travail social de l'UQAM remet en question certains principes proposés par les AA. Il en discute avec deux alcooliques non plus anonymes, Philippe Laguë, chroniqueur automobile, et Philippe Laguë, comédien et humoriste.
« On vit chacun notre processus des AA comme on le sent. On en prend, on en laisse. J'ai commencé à boire à 13 ans. À 17 ans, j'avais un gros problème. À 31 ans, je voulais mourir. J'avais pris la décision de le faire. Et puis, je me suis donné une dernière chance », lance l'humoriste Philippe Laguë.

Le chroniqueur automobile Philippe Laguë voyait sa famille « fêter fort » et trouvait que tout ça avait bien du sens. Il croyait que la réussite sociale passait par la consommation d'alcool.

« J'avais un cancer de l'âme, j'avais un malaise profond, l'alcool était devenu un médicament. Mais à un certain moment, ça ne faisait plus effet. »
Amnon Jacob Suissa a publié quelques ouvrages dont "Le monde des AA : alcooliques, gamblers, narcomanes" (2009), "Pourquoi l'alcoolisme n'est pas une maladie" (2007) et "Le jeu compulsif : vérités et mensonges" (2005).
émission du 10-02-2010 sur radio Canada, Christiane Charette

Pour l'écoute cliquer ici

Pour ma part j'abonde dans le sens des deux invités ce n'est pas important tant que ça de savoir si c'est une maladie l'important aujourd'hui c'est que je ne boirai pas.

Merci au blog de Kreizker sur l'alcoolisme d'ailleurs la petite description de l'émission est intégrale, vous le retrouverez ici

Baclofène : médicament détourné pour soigner l’alcoolisme

Que pensez vous de ce médicament à l'utilisation off label, voici un article de ce matin que je voulais vous partager,

Mouze je suis alcoolique


Selon le docteur Olivier Ameisen, ce médicament, décontractant musculaire, "rend indifférent à l’alcool" et permet donc à certaines personnes de se délivrer de la dépendance alcoolique en quelques semaines.



La société française d’alcoologie ne reconnaît pas officiellement le baclofène (à l’origine donc un myorelaxant) en tant que traitement contre l’alcoolisme.



Ce médicament aurait pourtant rendu Olivier Ameisen, ancien alcoolique, indifférent à l'alcool et lui aurait même permis, en de rares occasions festives, de s’accorder un verre ou deux. Cet "écart" se compense selon lui par l'augmentation des doses du traitement durant les quelques jours suivant la consommation d'alcool.



En 2008, le docteur Olivier Ameisen, cardiologue et professeur, a écrit le livre "Le dernier verre". Il y raconte son sevrage de l’alcool, notamment grâce au baclofène.



Le docteur Laurent Karila, du Centre d'enseignement, de recherche et de traitement des addictions de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) explique que depuis la parution du livre de Olivier Ameisen, "le standard de notre secrétariat explose régulièrement, car tout le monde veut ce médicament".


Le psychiatre Renaud de Beaurepaire, raconte, quant à lui qu’après "30 ans d’échec avec les alcooliques", il utilise lui aussi le baclofène. "Aujourd’hui mes patients sont dans leur grande majorité guéris : sur les 150 que je traite, 50% ne boivent plus du tout, 30% un verre de temps en temps". L’un de ses patients témoigne qu’il "n’y pense tout simplement plus, et que l’envie s’est totalement envolée".



Cependant, attention !! le baclofène n’est pas une solution "miracle". L’alcoolo-dépendance reste un fléau avec son lot de rechutes, souvent fréquentes.



Il faut aussi préciser que certaines personnes ne supportent pas les effets secondaires du baclofène (vertiges, somnolence). De plus, sa distribution est régulée, car il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché du baclofène pour soigner l’alcoolisme.

source: site conseil psy

samedi 19 décembre 2009

boire dans un desir de rapprochement

reunion alcooliques anonymes

J’ai bu dans un désir de rapprochement avec les autres dans mon enfance. Me sentant pas capable d’être en relation avec autrui la bouteille a été pour moi un moyen de noyer mes émotions trop forte et difficile à supporter. Cela m’apporta au début soulagement et une sensation, au moins quand je buvais, que je l’avais l’affaire.

Même si je perdais la carte à chaque fois c’était, disons le, plutôt amusant à l’adolescence. Les gens me disaient : « Te souviens-tu d’hier ou de l’autre fois… » Toujours avec anxiété me demandant moi-même, parce que je ne me souvenais plus, mais qu’est ce qui s’est passé cette fois-ci? Mes amis me pardonnaient, je pensais, et j’évacuais cela très loin pour ne plus y penser.

Mais voilà aujourd’hui à froid sans rien pas de drogues pas d’alcool, les souvenir reviennent et quand j’entends des partage à mes réunions des alcooliques anonymes les morceaux resurgissent. C’est comme un puzzle que je dois reconstituer de ma vie. Essayer d’y trouver un sens serait pour le mieux mais des fois c’est plutôt difficile de trouver un sens à ma vie.

Ca ressemble plutôt a des fragments qui n’ont pas de sens, des bouts de culpabilités mélangé avec de la souffrance.

J’ai de la misère ces temps ci… Si le bonheur existe : existe-t-il pour les gens comme moi?

Parce que ca mal fini mon histoire d’alcoolisme et je ne suis pas sur si je ne paierai pas toujours.

J’ose espérer que non.

Quand tu consomme tout seul et que pour continuer tu dois aller dans un bar ou c’est le seul qui t accueille encore, tu es ami avec les prostitués et le barman ce n’est pas très riche comme relation.

Quand tu tente de te suicider en traversant devant une voiture ou de toute autres façons ce n’est pas très riche comme vie.

Quand tu te retrouve à l’hôpital plus souvent qu’à ton tour parce que tu as mélangé trop de substance ce n’est pas super.

Quand tes proche te disent carrément de boire moins sinon il ne désire pas ta compagnie et que toi tu quitte pour continuer à boire tranquille.

Quand tu mets la vie d’autrui en danger parce que tu conduis en zigzagant.

Quand tu perds ton portefeuille et tes clés trois fois dans la même année.

Quand tu pisse sur la voix publique.

Quand t’agresse des policiers…

Est-ce que j’avais perdu le contrôle de ma vie? Oui assurément…

Aujourd’hui je me rends à mes réunions des AA en espérant que Dieu me pardonne mon inconduite et surtout tout le mal que j’ai fait aux autres.

Je sais que l’alcoolisme est une maladie je sais, mais bon Dieu existe-t-il un remède??? Parce que je suis malade.

Je suis malade même à jeun, depuis mon trois ans d’abstinence, je me vois plus et vous savez quoi j’ai plein de comportement de dépendant excessif. J’ai peur du vide, de la mort, de la maladie, de la séparation.

Je deviens obséder par un tout et un rien, je deviens vite en colère, je suis tendu.

Mais si c’était ca la vie et que vu que je commence juste à sentir toutes ces émotions je ne suis pas habitué?

A qui voulez vous que je m’en remettre si ce n’est que Dieu pour m’accueillir.

A+

Mouze je suis alcoolique.


P.s. Merci de me lire, je vous sais nombreux, je vous aime xxx

dimanche 13 décembre 2009

DIMENSIONS CRYPTO-RELIGIEUSES DES ALCOOLIQUES ANONYMES

Voici une thèse qui doit être intéressante à lire source: http://www.religiologiques.uqam.ca/no11/dimensions.PDF

A+ Mouze alcoolique


RELIGIOLOGIQUES, no 11, printemps 1995, pp. 157-167

DIMENSIONS CRYPTO-RELIGIEUSES
DES ALCOOLIQUES ANONYMES


Lomer Pilote1
______________________________________________________
Le mouvement des Alcooliques Anonymes est un phénomène
unique apparaissant subitement dans le désert du monde sinistre
de l'alcoolisme en 1935 à Akron, Ohio. Rien ne laissait alors
prévoir que la rencontre du 10 juin 1935 entre Bill W. et le Dr.
Bob résulterait en un nouvel ordre possible dans le chaos
millénaire et sans espoir de l'alcoolisme chronique depuis la
première cuite racontée dans l'Ancien Testament et vécue par Noé.

Il s'agit donc d'un phénomène singulier dont les seules
déterminations possibles viendront avec son déploiement
historique éventuel qui en a fait ce qu'on connaît aujourd'hui, soit
la méthode la plus efficace contre la dépendance alcoolique. A.A.
est présent dans plus de 140 pays avec plus de deux millions de
membres. Cette efficacité dépasse significativement toutes les
autres approches, qu'elles soient d'ordre médical ou psychologique.

Cette présentation a été incluse sous le titre «Nouveaux
Mouvements Religieux». Il nous faut donc préciser dès le départ
qu'il ne s'agit aucunement de vouloir insinuer que les A.A. sont
l'équivalent d'une nouvelle religion. C'est à bon droit que A.A. a
toujours refusé d'être considéré comme une religion. Ce serait
d'ailleurs une «drôle» de religion qui aurait pour principal souci de
proposer à ses adeptes un «Dieu tel que chacun le conçoit».


1 Lomer Pilote, M.D., F.R.C.S.(c), C.S.P.Q., LL.L., prépare
actuellement une thèse de doctorat en sciences des religions à
l'Université du Québec à Montréal.
Lomer Pilote




À maintes reprises dans l'histoire des A.A., Bill W., principal
fondateur du mouvement, a répété qu'«à peu près personne ne
souhaite voir nos groupes désignés par le nom d'une religion»2.
Dans un autre article de la même revue et cité dans le même
ouvrage, il a encore écrit: «Quelle chance! Comme nous allons
bien nous rappeler que le mouvement ne doit jamais être perçu
comme une religion!»3. Et comme si c'était encore nécessaire, il le
répète à plusieurs autres reprises4. Et encore une fois, il affirme
que ni lui ni l'autre fondateur, Dr. Bob, «[n'ont] jamais eu la
moindre intention de fonder une nouvelle religion.»5

Est-ce à dire que A.A. n'a pas de structures religieuses?
Même si elles ne sont pas admises ou inconscientes, ces structures
religieuses peuvent quand même exister.

Notre but, dans cette présentation, est uniquement de livrer
quelques conclusions préliminaires. Nous y sommes arrivé dans le
cadre d'une recherche au niveau du doctorat entreprise depuis deux
ans au département des sciences religieuses de l'UQAM. Notre
question de départ était la suivante: «Comment expliquer et
comprendre l'efficacité fonctionnelle du modèle des A.A.».


Ayant personnellement bénéficié de cette efficacité, nous
avons été intrigué au point d'essayer d'en comprendre les raisons
profondes. Cette position nous a permis d'observer le phénomène
A.A. du dedans, ce qui nous privilégie par rapport à tout chercheur
qui l'étudierait de l'extérieur. Mais en même temps, ceci
représente un handicap à surmonter quant à l'objectivité
recherchée dans une telle étude. Et c'est consciemment que tous
les efforts seront faits pour garder la distance nécessaire à l'étude
objective de tout phénomène.



2 Bill W., Le langage du coeur, New York, The AA Grapevine Inc.,
1993, p. 86.
3 Ibid., p. 128.
4 Ibid., p. 349.
5 Ibid., p. 364.
Dimensions crypto-religieuses des A.A.


Le titre évoque le caractère «caché» des dimensions
religieuses qui ont été observées. Loin de nous, évidemment,
d'insinuer que A.A. dissimulerait intentionnellement des structures
relevant ordinairement d'une religion dans le but de tromper de
nouveaux adeptes et de mieux les attirer dans ses filets!

Parlant à titre individuel et sans avoir la moindre intention de
nuire à A.A., il reste que des structures généralement reconnues
comme tombant dans la grande catégorie «religieuse», selon des
critères objectifs, s'appelleront toujours religieuses même si
l'association concernée le nie catégoriquement.


On pourrait aussi penser que de telles conclusions sont
teintées par la méthodologie de nos recherches. Faites au
département de sciences religieuses de l'UQAM, le «verre filtrant»
est d'ordre religieux! Si nous avions choisi un autre cadre plus
strictement «scientifique», d'autres filtres de verre teinté auraient
pu aussi influencer nos conclusions. À ce sujet, Mircea Eliade n'at-
il pas écrit qu'«un phénomène religieux ne se révélera comme tel
qu'à condition d'être appréhendé dans sa propre modalité, c'est-àdire
d'être étudié à l'échelle religieuse»6?


Parmi les faits que cet auteur a retenus comme «constituant ce
qu'on pourrait appeler le phénomène religieux»7, il y a le mythe et
le rituel qui sont d'ailleurs les deux seuls que nous retiendrons
dans ce court travail préliminaire. Pour nos fins, nous avons
retenu la définition du mythe de Mircea Eliade:


Le mythe raconte une histoire sacrée; il relate un événement qui a eu
lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des
"commencements". Autrement dit, le mythe raconte comment, grâce
aux exploits des Êtres Surnaturels, une réalité est venue à
l'existence, que ce soit la réalité totale, le Cosmos, ou seulement un
fragment: une île, une espèce végétale, un comportement humain,




6 Mircea Eliade, Traité d'histoire des religions, Paris, Payot, 1949, p.
11.
7 Ibid., p. 12.



une institution. C'est donc toujours le récit d'une "création": on
rapporte comment quelque chose a été produit, a commencé à être.
Le mythe ne parle que de ce qui est arrivé réellement, de ce qui s'est
pleinement manifesté.8



Quant au rituel, nous utiliserons le modèle proposé par Eliade:


Pour ne donner qu'un seul exemple, nous verrons que la majorité des
actes accomplis par l'homme des cultures archaïques n'est, dans sa
pensée, que la répétition d'un geste primordial accompli au début du
temps par un être divin ou une figure mythique. L'acte n'est pourvu
d'un certain sens que dans la mesure où il répète un modèle
transcendant, un archétype. Aussi le but de cette répétition est-il
d'assurer la normalité de l'acte, de le légaliser en lui accordant un
statut ontologique, car s'il devient réel, c'est uniquement parce qu'il
répète un archétype.9


Histoire d'un événement fondateur à l'origine des A.A.

Pour des fins historiques, le mouvement des Alcooliques
Anonymes a fixé arbitrairement la date de sa fondation au 10 juin
1935, soit le jour du premier 24 heures d'abstinence du deuxième
fondateur, le Dr. Bob. En ce qui nous concerne, ce début
d'abstinence du deuxième fondateur est certes important mais il
n'est pas vraiment l'événement fondateur de A.A. Arrêter de
consommer est crucial pour le rétablissement d'un alcoolique mais
ce n'est pas un événement positif en soi. Il s'agit plutôt d'une
conséquence négative d'un autre événement beaucoup plus
fondamental, à savoir la perte de la soif obsessive.

Le véritable événement fondateur est reconnu généralement et
surtout par celui qui l'a vécu, Bill W., comme étant survenu six
mois plus tôt, soit en décembre 1934. Ce jour-là, Bill W. vécut
une expérience spirituelle qu'il a lui-même longuement décrite en


8 Mircea Eliade, Aspects du mythe, Paris, Gallimard, 1990, pp. 16-17.
9 Mircea Eliade, Le mythe de L'éernel retour, Paris, Gallimard, 1949,
p. 41.
Dimensions crypto-religieuses des A.A.

plus de la partager avec d'autres membres à de nombreuses
occasions:


Ma dépression augmenta et me devint insupportable. Finalement,
j'eus l'impression d'avoir atteint le fond du gouffre. Je répétais
encore de mauvaises plaisanteries sur la notion d'une Puissance
supérieure à moi-même, mais finalement, juste pour un moment les
derniers vestiges de mon orgueilleuse obstination furent écrasés. Je
m'aperçus tout à coup que je riais: "S'il y a un Dieu, qu'il se
manifeste! Je suis prêt à tout, à tout!" Soudain, la chambre s'éclaira
d'une grande lumière blanche. Comme dans une vision, je me vis au
sommet d'une montagne où soufflait un vent, non sensible, mais
spirituel. Et alors, il me fut donné de comprendre que j'étais un
homme libre. Lentement l'extase s'apaisa, Je gisais sur le lit, mais
pendant un moment je vécus dans un autre monde, un monde
nouveau de connaissance. J'éprouvais le merveilleux sentiment d'une
présence à mes côtés, en moi, et je songeais: "Le voici donc, le Dieu
des prédicateurs!" Une grande paix descendit sur moi et je pensais:
«Même lorsque tout semble aller mal, tout est bien. Tout est bien
dans l'Univers de Dieu."10


Comme pour toutes les expériences spirituelles, aucune
explication causale n'a été donnée par son auteur lui-même qui
s'est contenté de la raconter ainsi que les conséquences pratiques:
soit le début de son rétablissement d'une dépendance déclarée
incurable par son médecin traitant, le Dr. Silkwork. Une telle
expérience religieuse ne peut être observée directement et de façon
scientifique mais, comme le disent Batson et Ventis, elle peut
laisser des «traces» qui, elles, sont observables et analysables11.
Bill W. nous raconte la suite de cet événement:


Mais, petit à petit, la peur s'empara de moi. Mon éducation moderne
remonta à la surface et me poussa à dire: "C'est une hallucination. Il


10 Bill W., Le mouvement des Alcooliques Anonymes devient adulte,
A.A. World Services Inc., pp. 77-78.
11 C. Daniel Batson et W. Larry Ventis, The Religious Experience, New
York, Oxford University Press, 1982, p. 18.

faut voir un médecin". Le Dr. Silkworth me posa toutes sortes de
questions. Au bout d'un moment il me dit: "Non, Bill tu n'es pas fou.
Nous sommes en présence d'un événement psychologique ou
spirituel. J'ai déjà vu ça dans les livres. Il arrive que des
expériences spirituelles libèrent les gens de l'alcoolisme". Avec un
immense soulagement, je recommençai à scruter les événements que
je venais de vivre.


J'en appris davantage sur ce sujet dès le jour suivant. C'est Ebby, je
crois qui m'apporta un exemplaire de VARIETIES OF RELIGIOUS
EXPERIENCES de William James. La lecture de ce livre était
plutôt difficile mais je le dévorai de la première à la dernière. Selon
James, les expériences spirituelles peuvent être une réalité objective;
comme des cadeaux inespérés, elles peuvent transformer les gens;
certaines sont de brillantes illuminations spontanées, d'autres
viennent très graduellement; certaines se produisent par l'entremise
de la religion, certaines autres passent par d'autres canaux; mais
presque toutes possèdent un dénominateur commun: la douleur, la
souffrance, la calamité. Un désespoir complet et un abattement
profond sont presque toujours requis pour rendre le sujet plus
réceptif. Soudain, je saisis le sens caché de toutes ces formules.
L'abattement complet: c'était bien la clé. C'était bien ce qui m'était
arrivé. Le Dr. Carl Jung avait expliqué à un membre du groupe
d'Oxford, un ami d'Ebby, à quel point son alcoolisme était sans
espoir et le Dr. Silkworth avait rendu le même verdict à mon sujet.
Ensuite Ebby, un alcoolique m'avait servi le même langage. Si le Dr.
Silkworth avait été le seul à prononcer ces paroles, je n'aurais jamais
accepté complètement le verdict. Mais, lorsqu'Ebby arriva et me
parla d'alcoolique à alcoolique, je fus tout à fait convaincu.12


Et c'est «armé» de cette expérience, et en la partageant
abondamment, que Bill W. passa les six mois suivants à tenter
d'enrôler d'autres alcooliques. Il s'exprime ainsi: «Pendant mes six
premiers mois d'abstinence, je me suis moi-même beaucoup
dépensé auprès de nombreux alcooliques, sans qu'aucun ne

12 Bill W., Le mouvement des Alcooliques Anonymes devient adulte, pp.
78-79.



réagisse. Pourtant, ce travail m'a permis de demeurer abstinent.
Ces alcooliques ne m'ont rien donné. Ce qui m'a stabilisé, c'est de
chercher à donner, non à recevoir.»13


Il apparaissait évident que Bill W. avait peut-être trouvé une
méthode pour demeurer abstinent personnellement, mais jusqu'à ce
moment elle n'était pas encore transmissible. Il s'en ouvrit alors à
son médecin-confident, le Dr. Silkworth. Et c'est probablement
celui-ci qui le remit sur la bonne voie. Il le raconte ainsi:


Alors que j'avais essayé, sans résultat d'amener des alcooliques vers
la sobriété, le Dr. Silkworth me rappela cette observation du
Professeur William James: les expériences spirituelles qui modifient
réellement notre comportement sont presque toujours fondées sur le
désastre et la catastrophe. "Cessez de leur prêcher" me dit le Dr.
Silkworth et "communiquez-leur avant toute autre chose, le terrible
diagnostic médical. Ils peuvent en être si profondément touchés
qu'ils seront désireux de tenter n'importe quoi pour se rétablir. Alors
ils seront peut-être disposés à accepter vos principes spirituels, et
même une Puissance Supérieure".14

Et c'est cette nouvelle approche que Bill W. utilisa avec le
deuxième membre des A.A. lorsqu'il rencontra celui-ci en mai
1935. Et, comme on l'a dit plus haut, le mouvement des
Alcooliques Anonymes vint officiellement à l'existence lorsque le
Dr. Bob pris sa dernière bouteille de bière le 10 juin 1935.


C'est cette expérience réellement fondatrice qui a permis par
la suite à ces deux fondateurs du premier groupe A.A.
embryonnaire de la partager avec d'autres futurs membres. Et
comme nous avons pu l'observer à des centaines de reprises, cette
expérience fondatrice rencontre les éléments essentiels de la
définition précitée du mythe. Pour les membres A.A., cette
histoire est non seulement fondatrice mais elle est aussi «sacrée»


13 Bill W., Le langage du coeur, p. 250.
14 Bill W., Réflexions de Bill, A.A. World Services, 1982, p. 242.


au sens de Roger Caillois15, c'est-à-dire «hors du monde profane».
On peut ainsi constater qu'une nouvelle réalité est venue à
l'existence lors de cette expérience, à savoir la naissance d'un
nouvel homme: l'homo alcoolicus qui redevient fonctionnel sans
boire. Dans de nombreux témoignages, nous avons entendu les
membres A.A. témoigner de cette interprétation: pour eux, le début
de leur appartenance au mouvement A.A. est considéré comme
une «nouvelle naissance». Ce récit fondateur occupe donc une
place particulière dans la «mythologie A.A.» et, comme on le
verra plus loin, sa réactualisation prend la forme d'un véritable
rituel.


Il est admis que le personnage principal de ce mythe, Bill W.,
n'est pas un «être surnaturel» au sens d'Eliade. Il n'a jamais
affirmé avoir reçu une mission divine spéciale à cause de cette
expérience. Au contraire, il s'en est défendu énergiquement à
plusieurs reprises:

J'ai bénéficié d'une expérience mystique extraordinaire ou d'une
"illumination" et, au début, il était naturel pour moi de penser que
cette expérience m'avait transformé en un être très spécial. Mais
maintenant, lorsque je revois ce formidable événement, je ne puis
que me sentir très reconnaissant. Il me semble maintenant clair que
les seuls traits caractéristiques de mon expérience ont été sa
soudaineté et la conviction immédiate et irrésistible qu'elle m'a
apportée. À tout autre point de vue, cependant, je suis convaincu
que mon expérience personnelle est essentiellement de même nature
que celle que fait tout membre des A.A. qui met assidûment en
pratique notre programme de rétablissement. La grâce qu'il reçoit
est aussi celle de Dieu, assurément. La seule différence, c'est qu'il
en prend conscience petit à petit.16

Mais il reste que, d'après de nombreux témoignages, Bill W.
est considéré comme un être extraordinaire. Personne n'a encore


15 Roger Caillois, L'homme et le sacré, Paris, Gallimard (coll.
«Folio/Essais»), p. 17.
16 Bill W., Réflexions de Bill, p. 256.


parlé de le faire canoniser comme un «saint», mais presque tous
les membres A.A. sont convaincus que leur fondateur a été
divinement inspiré au même titre que les prophètes des religions
traditionnelles.


Presque tous les membres A.A. sont convaincus que le
programme des douze étapes A.A. a été inspiré au fondateur de
façon divine, à la manière de l'inspiration de la loi mosaïque.
Aucun écrit de Bill W. ne permet de conclure que lui-même aurait
été convaincu que ce programme des douze étapes lui aurait été
inspiré directement par l'Esprit Saint. Toutefois, on peut presque
dire qu'il est loin d'avoir découragé une telle interprétation. Au
contraire, il l'a presque suscitée en ces termes:

Lorsqu'à la fin je me mis à écrire, j'entrevoyais plus que six étapes.
Combien? Je ne le savais pas. Je me suis détendu et demandé
l'inspiration. À une vitesse surprenante, dans l'ébullition de mes
émotions, je complétai le premier brouillon, en moins d'une demiheure.
Les mots affluaient de façon continue. Parvenu à la fin, je
numérotai les nouvelles étapes. Il y en avait douze. Ce nombre me
parut significatif. Pour aucune raison particulière, je l'associai aux
douze Apôtres. Alors, me sentant tout à fait libéré, je commençai à
relire mon brouillon.17

Même si l'existence historique presque contemporaine est trop
récente pour que le principal personnage fondateur soit considéré,
strictement parlant, comme un «être surnaturel», on a pu observer
à des centaines de reprises ce que Eliade appelle «mythisation des
personnalités historiques»18. Eliade ajoute, et ceci s'applique bien
à Bill W., que «les personnages qui y sont célébrés n'ont pas
encore eu le temps d'être transformés en héros mythiques»19, «on
assiste en quelque sorte à la métamorphose d'un personnage


17 Bill W., Le mouvement des Alcooliques Anonymes devient adulte, p.
198.
18 Eliade, Le mythe de L'éternel retour, p. 54.
19 Ibid., p. 56.


historique en héros mythique»20. On peut ainsi conclure, du
moins dans l'esprit des membres A.A., que leur fondateur Bill W.
répond très bien à ce critère d'Eliade, à savoir qu'il est «fait à la
ressemblance des Héros des mythes anciens»21. Une analyse
beaucoup plus élaborée sera à faire pour conclure définitivement
que le fondateur des A.A. rencontre toutes les qualifications
d'Eliade, à savoir qu'il peut être classifié «dans des catégories au
lieu d'événements, archétypes au lieu de personnages
historiques»22.


Régénération par la répétition d'un récit fondateur


En d'autres mots, ce qu'il s'agit de se demander ici, c'est si on
retrouve dans les groupes A.A. et leurs réunions les éléments
essentiels qui apparaissent dans la définition du rite par Eliade. Il
ne peut être question ici d'élaborer longuement sur les indicateurs
tel que nous le ferons dans notre thèse à venir. Il suffira d'affirmer
que, selon nos observations, les réunions A.A. rencontrent ces
critères essentiels qui en font de véritables rituels. Et,
préliminairement, à ce stade-ci, nous sommes porté à conclure
qu'en grande partie, c'est probablement là que se trouve
l'explication de l'efficacité du modèle A.A.


La répétition du récit de Bill ou bien celle d'un nouveau
membre qui raconte sa propre expérience analogue à celle du
fondateur, du moins quant à la nature spirituelle de cette
expérience, a le même effet et le même résultat qu'un tel récit avait
chez le primitif, comme le décrit Eliade. Ces effets profonds sont
toujours les mêmes et assurent la régénération apportée par la
répétition rituelle et la «réactualisation de l'acte cosmogonique»23.
Comme on le sait, cette réactualisation n'est pas une simple
remémorisation d'un récit fondateur, il s'agit plutôt d'une abolition
du «temps profane et de la durée proprement dite». Dans A.A.

20 Ibid., p. 57.
21 Ibid., p. 58.
22 Ibid., p. 59.
23 Mircea Eliade, Le sacré et le profane, Paris, Gallimard, 1965, p. 70.


comme chez les primitifs, cette abolition du temps profane a l'effet
de «réintégrer le moment mythique où le monde était venu à
l'existence»24.

24 Ibid., p. 71.

Il existe bien d'autres activités d'ordre rituel dans A.A. Il
suffira ici d'en mentionner quelques-unes ressemblant étrangement
aux rites d'initiation et de passage. C'est ainsi que seront étudiés
l'attribution d'un jeton au nouveau ou la célébration d'anniversaires
de sobriété chez les plus anciens.

En conclusion, nous croyons fermement que ces conclusions
préliminaires seront confirmées à la fin de nos recherches.


SUMMARY

CRYPTO-RELIGIOUS DIMENSIONS
OF ALCOHOLIC ANONYMOUS


Alcoholic Anonymous is an unmatched phenomenon coming
up in the sinister sky of alcoholism on June 1935 in Akron, Ohio.
Its unequalled efficacy is recognized all over the world.


In this short paper, we give an abstract of the theory we favor
to explain this functional efficaciousness in a field where no hope
had ever been offered to the hopeless alcoholic.


Let us first emphasize that we do not insinuate that A.A. is
intentionnaly hiding its religious structures to trap alcoholics. On
the contrary, A.A. has always denied to be a “religion”. They are
right because A.A. is not a religion in the traditional
understanding. What kind of a “religion” would ever suggest to
its adepts a “God as they understand Him” ?

Is it to say that there is actually no quasi-religious structures
in A.A.? We do not believe so. In this paper we pretend that such
“religious structures” do exist in A.A. In almost ten years as a
very active member in A.A. we have been privileged to make
thousands of observations from the inside.


In our thesis we are going to hold the acceptation of Mircea
Eliade and his definition of the myth in Aspects du mythe and the
ritual in Le mythe de l'éternel retour. Grossly, a myth is the
sacred story of an event that happenned at the beginning of times.
It is always the narrative of something that started to be for the
first time, as a “creation”. The ritual is the repetition of that story
not as a commemoration but as the revival of the event.

Our ambition is to show that we have observed in A.A. such
structures that meet these acceptations of the myth and the ritual.
From the beginning of A.A. in 1935, the co-founder, Bill W. has
shared a spiritual experience that happenned to him in december
1934. When he had reached the bottom point of his chronic
alcoholism, so desperate that even his own psychiatrist, Dr
Silkworth had given up on him, he experienced that “spiritual
vision” when he knew and deeply felt that he would never take
another drop of alcohol for the rest of his life.


Since then, either the experience of Bill or a similar or
analogous one is recited at every meeting. Our objective is to show
that the recital of such a spiritual experience, often familiarly
referred to as the “A.A. miracle” (specially when some speaker
share with the members how he was miraculoussly freed from any
craving for alcohol after his very first meeting ), is specifically the
kind of myth and ritual according to Mircea Eliade.


Our pretention is to show that those myths and many other
rituals in A.A. founction and work as equivalent structures worked
for the primitives. They work, as many researchers observed it
besides Mircea Eliade, as regenerative structures. In other more
simple words, the attendance of A.A. meetings is a source of
energy. It does not matter to identify by name the actual source
where this badly needed “energy” comes from, the alcoholic is so
short of any kind of will power when facing alcohol that any help
is welcome with gratitude and humility. And it is exactly this
attitude that makes it work. The alcoholic has to accept that his
own will power is absolutly helpless when considering alcohol.



In our thesis, of course, we will have to elaborate on that
theory and discuss by comparaison all the other factors that could
provide a better or more plausible explanation for the founctional
efficiency of A.A.

vendredi 11 décembre 2009

L alcoolisme symptome d une maladie mentale...

L+alcoolisme+symptome+d+une+maladie+mentale
Est-ce que je suis capable de prendre les critiques? C’est difficile pour moi de me faire dire des choses qui sont vrai mais que j’essais de cacher. Mais pourquoi j’essais de cacher des choses je ne sais pas trop.

Est-ce que je suis capable de donner sans attendre en retour?

Est-ce que je suis capable de me réjouir du succès des autres sans jalousie même au dépend du miens?

Comment faire pour être sois même sans porter de masque. Je peux porter des masque un bout de temps mais viens un moment ou je me fatigue.

Quand je suis frustré comme aujourd’hui, quand je me sens trompé, foutu, pas récompensé, pas reconnu pour ce que j’ai fait.

Mais moi je suis qui en fait?

Mais moi je suis un être avec un égo plus gros qu’une montagne.

Difficile a porté.

Difficile de faire semblant que les choses ne nous dérange pas quand elle nous dérange en fait.

Cela me fait du mal. Alors je souhaite vengeance!

Je veux faire mal, je veux être le meilleur; je veux qu’ils comprennent!!!

Mais de qui en fait, je me bat contre personne, je crois que les gens complotent contre moi qu’ils ont décidé délibérément de me faire du mal, oui…

Je souffre, j’ai mal, je souffre, je suis malade, mon égo est malade, j’ai de la misère à accepter ce qui m’arrive.

Je m’excuse d’écrire ceci sans trop d’explication c’est une vomissure que j’envoi comme ça, un dégoût que j’ai de moi-même et des autres. Un mal de vivre, une misère a accepter les choses avec sérénité.

J’aime mieux en parler ici que de le boire en alcool, parce que j’ai eu des flashes aujourd’hui de défoulement alcoolique comme à l’époque.

Merci de me lire même si ceci n'a pas trop de sens pour vous,

Mouze, je suis vraiment malade, et l’alcoolisme est le symptôme de ma maladie mentale.

dimanche 15 novembre 2009

Malaise en dedans d'un alcoolique abstinent

mal etre
Je me sens pas tout fait bien en dedans, j’ai comme une boule qui est la dans mon ventre en dessous du thorax. C’est vraiment émotionnel. C’est une douleur morale dure à expliquer. J’ai rien pour le gelé je trouve ca dure a vivre. C’est pour ca que je l’écris ici.

Je me sens mal dans ma peau aujourd’hui, je me sens triste, je me sens inadéquat, je me sens pas correcte de la façon que je suis avec les autres dans mon incapacité de rentrer en communication avec l’autre. Je voudrais être quelqu’un d’autres.

J’ai mal depuis mon enfance et ce mal ben il n’est jamais parti. J’ai besoin d’amour, d’affection, de me dire à l’autre et je suis bloquer.

Je suis timide, j’ai peur de l’autre, j’ai mal, je souffre à l’intérieur.

J’ai le gout d’aimer. Mais j’ai peur.

J’ai le gout de crier mais je ne peux pas je me sens enfermer.

J’ai de la violence à l’intérieur de moi qui voudrais sortir. Je me sens pas compris, pas écouter, pas aimer.

Mon Dieu puisse que tu existe et que je crois en toi mets quelqu’un sur ma route pour communiquer avec moi et aide moi à trouver quelqu’un qui m’aimera un tout petit peu et qui me comprendra.

Je dois le dire, la plus pire ou la meilleure chose que le mouvement des AA a fait pour moi est bien de me donner le gout des autres.

Ca fait naitre un désir en moi que j’avais enfouis depuis tellement longtemps.

Mais je suis pris avec ca parce que j’arrive pas à entrer en contact avec l’autre. A échanger avec une personne.

Cette maudite phobie sociale comme si l’autre pourrais me dévorer et m’anéantir.

J’ai peur d’apparaître comme je suis, d’être, et d’être reconnu. Je me sens comme rien aujourd’hui.

Merci de m’avoir lu et ne vous géner pas pour écrire n’importe quoi dans la section commentaire j’aime vous lire ca me ferais du bien de savoir que quelqu’un quelques part est la pour moi.

Mouze alcoolique et dépendant d’à peu près tout, surtout des autres maintenant.

dimanche 8 novembre 2009

Tenir plus ou moins bien l'alcool dépendrait de nos gènes

alcool et genetique

C'est une vieille nouvelle c'est à dire quasiment un an mais je suis tombé la dessus et j'avais le goût de vous le faire partager, alors l'alcoolisme peut-être génétique mais la solution pour moi c'est de ne pas boire ça règle ce problème.


Bonne soirée


Mouze je suis alcoolique et atteint de la grippe A depuis la fin de semaine j'espère que mon rétablissement sera pas trop dure, maintenant ça va...


09 décembre 2008 - 12H00


Tenir plus ou moins bien l'alcool dépendrait de nos gènes


Un marqueur génétique qui favorise la dépendance au tabac de certaines personnes pourrait aussi les rendre plus résistantes à l'alcool et susceptibles de devenir alcooliques, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.



Plusieurs études ont déjà révélé que ce groupe particulier de chromosomes rend aussi plus vulnérable aux cancers du poumon et à l'alcoolisme.



Des travaux encore plus anciens avaient démontré que les personnes les plus résistantes à l'alcool couraient un risque plus élevé de devenir alcooliques et que ces traits étaient génétiques.


Les auteurs de l'étude publiée dans les Compte-rendus de l'Académie nationale des sciences, ont effectué des tests sur 367 membres de familles possédant ce groupe de chromosomes afin de voir s'il influençait aussi le degré de réponse du corps à l'alcool.



Bien qu'ils n'aient pu isoler un gène unique, les scientifiques ont trouvé une corrélation forte entre les mutations génétiques dans ce groupe de chromosomes et le degré de résistance des sujets à l'alcool.



"Cette découverte confirme que le degré de réponse à l'alcool (...), associé avec la dépendance et l'abus d'alcool, est influencé par une composante génétique," souligne le principal auteur de l'étude, Geoff Joslyn du Ernest Gallo Clinic and Research Center.



Cela renforce aussi l'idée d'une possible utilisation du degré de résistance à l'alcool d'une personne pour déterminer si elle a une prédisposition génétique à l'alcoolisme, et pourrait servir également à identifier d'autres facteurs génétiques responsables de troubles liés à l'alcool, poursuit-il.


source: http://www.france24.com/fr/20081209-tenir-plus-moins-bien-lalcool-dependrait-nos-genes

mardi 20 octobre 2009

Quand un ami meurt…

Quand un ami meurt
Ça frappe... Ça fait mal, j'arrive pas a y croire...

Je me sens tellement impuissant...

Tu vas me manquer...

Repose en paix...

Mouze xxx

P.S. Pour toi cette photo, te souviens tu?

dimanche 18 octobre 2009

Les choses ne vont pas bien c est bien le cas

les choses ne vont pas bien
J'ai appris avec consternation que l'entreprise pour laquelle je travaille avait été vendu à une compagnie américaine. Qu'ils partiraient avec et que nous nous retrouverons au chômage sous peu.

Mon Meilleur AAmi est mourant d'ailleurs en ce moment il est l'hôpital.

Je suis allé le voir tantôt mais il n'avais pas l’air d'être tout a fait la, je ne sais même pas s'il m'a reconnu. Il me regardait comme s'il était en colère contre moi. N'a pas prononcé un mot. Son ami était a ses cotés je suis reparti assez vite en disant que s'il y avait quoi que ce soit que je pouvais faire j’étais la. Faut dire que j'ai eu un choc de le voir aussi amaigri et avec la peau aussi jaune.

Peut être il m'en veut de ne pas avoir été très présent. Le pauvre il n'a pas beaucoup de famille: Sa seule famille sa sœur n’est même pas avec lui.

Je trouve ca triste la maladie. Nous vivons mais il existe un jour ou Dieu décide que l'heure est venu et c’est très difficile.

Toutes les relations "paternel" que j'ai eu finisse comme ca. Tout cela a débuté avec mon père qui est mort quand j'avais 11 ans.

***

La fin de semaine passée ma belle sœur m'a fait manger une tarte et elle m'a dit après qu’elle avait mis du brandy dans la recette. J'aime pas penser que mon corps a ingérer de l’alcool même en quantité très faible.

***

Hier j'ai vu la maltraitance fait aux animaux dans un film qui s'intitule: earthling

C'était comme quelqu'un qui a réalisé un montage avec les pire moment de cruauté fait aux animaux, tout cela dans le but de sensibilisé la population. C'était vraiment insupportable.

***

Non je ne suis pas down parce que je n ai pas le droit on dirait.

Mes ami(e)s m’appellent parce que je pense qu'ils sentent que je ne vais pas super bien.

J'aurais bientôt dans neuf mois ou moins tout dépendant, plus de travail, j'aurai perdu celui qui m'a aidé dans mes débuts dans AA. A vivre sans alcool…

Non je ne suis pas down parce que... quoi est ce que je peux l'être un peu.

Dans la société aujourd'hui c'est rendu tabou d'être down, d'avoir le gout de mourir.

Il ne faut surtout pas en parler. Le bien être est au gout du jour.

J'ai eu des moments cette semaine où je me suis questionné sur mon adhérence à AA.

Je lis un livre qui met en doute que l'alcoolisme serait une maladie mais plus un trouble de comportement disons le ainsi. Et le succès d’AA est il si grand que cela?

Je suis dans une grosse période de remise en question.

La seule chose que je peux dire est que demain est un autre jour, qu'aujourd'hui je suis vivant et abstinent. Merci mon Dieu!!! N’en déplaise aux athées et aux agnostiques.

Mouze Alcoolique

P.S. j'écrirai bientôt sur les critiques que le mouvement AA fait état.

dimanche 11 octobre 2009

ALCOOLISME : QUESTIONS-REPONSES

question reponse sur l alcoolisme
Question de me souvenir que je suis alcoolique voici des informations que j'aime lire de temps en temps et vous les faire partager:
A+

Mouze je suis un alcoolique



ALCOOLISME : QUESTIONS-REPONSES



1. QU'EST-CE QUE L'ALCOOLISME ?

Se caractérise par 4 critères:* besoin impératif de boire* perte de contrôle: incapacité de s'arrêter. * état de dépendance: nausées, sudations, tremblements, anxiété si l'on n'a pas sa " dose ".* état de tolérance: il faut boire de plus en plus pour garder la " forme ".


2. L'ALCOOLISME EST-IL UNE MALADIE ?

Oui!le besoin de boire devient aussi fort que celui de s'alimenter ou de se désaltérer. C'est une maladie chronique, persistant tout au long de la vie.


3. L'ALCOOLISME EST-IL HEREDITAIRE ?

L'alcoolisme est fréquent dans certaines familles: il est vraisemblable qu'existe un facteur génétique. Le mode de vie joue aussi un rôle important: le milieu social, les stress, l'accès facile à l'alcool augmentent le risque. Mais RISQUE N'EST PAS FATALITE: les enfants d'une famille alcoolique ne deviennent pas automatiquement alcooliques, et certains le deviennent alors qu'il n'y a pas d'alcooliques dans leur famille. Si l'on sait qu'on est exposé au risque il est plus facile de l'éviter. D'autre part commencer à boire jeune, à l'âge de 14 ans ou moins, favorise l'alcoolisme.


4. PEUT-ON GUERIR L'ALCOOLISME ?

Pas pour le moment: l'alcoolique est toujours sous la menace d'une rechute. Il doit s'abstenir de toute boisson alccolique ou alcoolisée sa vie durant.


5.L'ALCOOLISME PEUT-IL ETRE TRAITE ?

oui, à l'aide de médicaments et d'un appui psychologique, sous le contrôle d'un médecin. Comme dans toute maladie chronique, l'évolution est variable: certains restent sobres, d'autres ont de longues périodes de sobriété, avec des rechutes. D'autres encore ne s'abstiennent qu'après un délai plus ou moins long. Une chose parait certaine: plus longtemps on est restée sobre, plus on a de chances de le rester.


6. DIFFERENCE ENTRE UN ALCOOLIQUE ET UN BUVEUR EXCESSIF ?

L'alcoolique est dépendant: mais on peut boire une quantité excessive d'alcool sans être dépendant. Cela s'appelle être un buveur excessif. On s'expose néanmoins aux risques de l'abus d'alcool: accidents, difficultés familiales, professionnelles, maladies diverses souvent graves: cirrhose du foie, pancréatite, certains cancers...etc.


7. UN BUVEUR " A PROBLEMES " PEUT-IL SE CONTENTER DE MOINS BOIRE ?

Non, s'il s'agit d'un alcoolique: il doit pratiquer l'abstention totale.Un buveur excessif peut réduire sa consommation. Mais s'il ne peut rester dans une limite raisonnable, il doit s'abstenir totalement.


8. QUELLE EST LA DOSE A NE PAS DEPASSER ?

* Pour les hommes, 2 verres/jour au maximum.* Pour les femmes, 1 verre/jour. La femme est plus sensible que l'homme à l'alcool: son organisme contient moins d'eau et l'alcool se mélangeant à l'eau corporelle atteint une plus forte concentration. Les femmes enceintes, ou essayant de le devenir doivent s'abstenir totalement: le bébé peut naitre avec un retard mental, des anomalies du comportement qui seront définitifs.* Pour les personnes âgées, moins tolérantes, pas plus de 1 verre/jour. De plus, elles prennent souvent des médicaments dont certains interagissent avec l'alcool.


9. L'ALCOOL EST-IL BON POUR LE COEUR ?

Des études ont montré que les buveurs modérés risquaient moins de mourir d'une certaine forme de maladie cardiaque: celle où les artères du coeur sont obstruées par un caillot. L'alcool en petite quantité rendrait le sang moins apte à former des caillots.

vendredi 2 octobre 2009

SVP!!!! si vous etes membre des Alcooliques Anonymes ne faites pas ca...

ivre a la gendarmerie

Publié le 23/09/2009 à 11:19 Reuters

Alcoolique anonyme, il se présente ivre à la gendarmerie

Un homme de 56 ans s'est présenté ivre à la brigade de gendarmerie de Neuf-Brisach (Haut-Rhin) pour remettre une affiche informant d'une réunion de l'association des Alcooliques anonymes.


Constatant l'haleine chargée du démarcheur, arrivé en voiture, un gendarme lui a proposé de souffler dans l'éthylotest, lequel a révélé un taux de 0,94 gramme d'alcool par litre de sang, bien au-dessus des 0,5 gramme autorisés, a-t-on appris auprès mardi de la gendarmerie.


Le militant intempérant s'est vu aussitôt confisquer son permis de conduire. Il est reparti, à pied, avec une convocation devant le tribunal.


Patrick Genthon, avec Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

lien de l'article: http://www.lepoint.fr/actualites-insolites/2009-09-23/alcoolique-anonyme-il-se-presente-ivre-a-la-gendarmerie/918/0/379547

Mouze: "je dis ça pour rire..."

Je dois avouer je m'en excuse que j'ai trouvé ça vraiment drôle, ça me fait penser a moi quand j'ai frapper un poteau en état d'ébriété avancé au volant de ma voiture.

Mais le poteau en question était en face du poste de police.

Les policiers sont venues en marchant me mettre en état d'arrestation.

C'était quand? euh en 1997....

Bonne journée!

Mouze je suis un alcoolique...

dimanche 13 septembre 2009

La drogue en verre (vidéo)

J'ai trouvé cette vidéo de 1974 très intéressante à regarder, en tout cas pour ma part qui parle de l'alcoolisme. Comme quoi l'alcoolisme n'est pas un phénomène nouveau. Nous voyons des témoignages de gens de la région de la Suisse. Un certain nombre aidé par l'association des alcooliques anonymes:

Je vous partage le lien: http://archives.tsr.ch/player/sante-alcool

À bientôt!

Mouze alcoolique

mardi 28 juillet 2009

L'alcool aiderait les timides...

alcool et timidite
Dans mon cas ça m'a tellement aidé que je suis devenu alcoolique, mais cette article est intéressante parce je crois que dans bien des cas l'alcoolisme est doublé d'un autre trouble profond, peut-être alors l'alcoolisme peut être considéré comme une conséquence secondaire d'un trouble primaire et deviens très important au fur et à mesure que la maladie alcoolique s'installe.


Et vous qu'est ce que l'alcool vous a apporté au début de votre consommation???


Bonne lecture


Mouze, je suis alcoolique



Un programme pour traiter timidité et alcoolisme

Une équipe de chercheurs de l'université de Macquarie, à Sydney (Australie), ont entrepris de s'attaquer à l'anxiété sociale et à l'alcoolisme en même temps, les deux problèmes étant souvent liés.

L'alcool est souvent considéré comme un facilitateur social, qui permet de se désinhiber et se sentir à l'aise. Pour les personnes atteintes d'anxiété sociale et très timides, c'est parfois un moyen de se donner une contenance, et de se sentir bien. Mais la consommation d'alcool peut se révéler problématique, créant des troubles sociaux, et de santé. Les personnes qui souffrent d'anxiété sociale ont deux à trois fois plus de chances de devenir alcooliques, selon les chercheurs de l'université de Macquarie.

L'équipe australienne a donc développé un programme destiné à traiter les deux problèmes en même temps, grâce à des thérapies comportementales.

«En étudiant les comportements (...), nous voyons comment les deux problèmes interagissent et nous développons des solutions pratiques pour que les patients puissent faire face à leur anxiété sociale et réduisent leur dépendance à l'alcool», explique le Dr Lexine Stapinski, psychologue clinicienne et manager du programme.


En Australie, 10,6% de la population est victime d'anxiété sociale. 18,9% des Australiens ont un problème avec l'alcool, selon les statistiques nationales. Aux Etats-Unis, 13% de la population est victime d'anxiété sociale, tandis qu'un cinquième boit avec excès.


Source: (Relaxnews)Agence France-Presse

jeudi 23 juillet 2009

Un jeune Anglais mort d’une cirrhose pour refus de greffe

Voici un article qui porte à réfléchir sur la sévérité de la maladie et la tristesse de l'incompréhension:


Gary Reinbach, 22 ans, atteint d'une cirrhose, ne pouvait pas démontrer qu'il parviendrait à ne plus boire d'alcool. Son décès remet en question les recommandations britanniques en matière de greffe.

Libération.fr

Les conditions de son décès font scandale en Grande-Bretagne. Gary Reinbach, 22 ans, souffrait d’une cirrhose extrêmement grave pour son âge. Il est mort lundi, après que l’hôpital, suivant «les recommandations officielles», lui a refusé une greffe du foie.

Comme le relate Le Parisien dans son édition de jeudi, un patient britannique, pour bénéficier d’une greffe du foie, doit prouver qu’il est capable de rester sobre, les six mois précédant son opération. Mais dans le cas de Gary, il est déjà trop tard. Atteint de l’une des plus violentes et fulgurantes cirrhoses que les médecins qui l’ont examiné aient vues, il est trop malade pour quitter l’hôpital et apporter cette garantie. Or, s’il a bénéficié d’une série de traitements intensifs, le jeune homme n’avait guère de chances (à peine 30%) de s’en sortir, sans cette greffe. Ses chances de survie auraient grimpé à 75% avec une transplantation.

Le jeune homme, de condition très modeste, qui vivait a Dagenham, dans le comté de l’Essex, avait commencé à boire de la vodka à l’âge de 11 ans, au moment du divorce de ses parents, et sombré dans l’alcoolisme à 13 ans. Depuis, il buvait tous les jours. Sentant sa santé se dégrader, il avait contacté les Alcooliques anonymes, quelques mois avant son hospitalisation

Pénurie de donneurs

A l’hôpital, Gary a beau promettre qu’il va se sevrer, les règles fixées en matière de transplantation du fait du manque de dons sont extrêmement strictes et les possibilités d’y déroger rarissimes. L’hôpital londonien dans lequel il est soigné considère qu’il pourrait replonger et donc faire «mauvais usage» du foie qui lui serait greffé.

Sa mère, Madeline Hanshaw, a tenté d’alerter l’opinion publique, via les médias qui relatent l’affaire. En vain.

Celle-ci a confié au Evening Standard combien elle trouvait ces règles «injustes». «Je ne dis pas qu’il faudrait permettre une greffe pour les patients qui entrent et sortent de l’hôpital tout le temps et continuent de s’autodétruire, mais juste pour ceux qui, comme Gary, ont fait une erreur et n’ont pas eu de seconde chance», explique-t-elle. Cité par le site Internet du quotidien britannique Times, Luke, 18 ans juge que son frère aîné «n’a jamais eu la chance de prouver qu’il pouvait changer.»

Alors que les autorités pointent le problème de l’alcool vendu bon marché aux jeunes Britanniques, une porte-parole du NHS (National Health service) pour le sang et les transplantations, estime que le décès de Gary illustre «le dilemme auquel sont confrontés les médecins du fait de la pénurie de donneurs. Ils ont à faire des choix cruels pour déterminer celui qui bénéficiera le plus de cette greffe et prendra soin de ce précieux don».

Selon le site du Times, plus de 8.000 Britanniques sont en attente d’une greffe. En 2008, plus de 400 personnes sont morts, sans avoir pu en bénéficier.